Gestion de la maladie

Témoignages de patients

 

Rose, diagnostiquée en 2011

GESTION DE LA MALADIE DE ROSE

Je gère plutôt bien la maladie avec beaucoup de « positive attitude ». Mon « Aléa de la Vie » fait partie de ma vie, c'est un peu comme un amant, un compagnon de vie.

Il est là, il vit en moi, je lui parle et je lui ai bien expliqué que pour vivre, il avait besoin de moi, donc s'il voulait profiter de ma vie fallait qu’il soit sympa !

Je donne des noms ou une explication à tous ! Mes cicatrices, suite aux mastectomies, je les appelais « les jumelles ». Mes cicatrices dans le dos, j'aime dire que j'ai perdu mes ailes d'ange !

Le rire, l'humour est un des facteurs qui me fait avancer. J'aime ironiser, rire de mon « Aléa ».

J'ai fait des séances photos avec ma nièce que j'adore. Je me suis exprimée à ma manière et cela m'a aidé à m'accepter.

J'ai la chance de ne pas avoir de douleurs, ou très rarement. Je les gère en prenant des médicaments et en puisant cette énergie que j'ai en moi. Je minimise cette maladie car je ne veux pas lui donner de l'importance.

«Le rire, l'humour est un des facteurs qui me fait avancer . J'aime ironiser, rire de mon "Aléa". »

Amélie, diagnostiquée en 2010

GESTION DE LA MALADIE D'AMELIE

Au départ, on le prend mal. Je pensais que la foudre me tombait sur la tête. Maintenant j’arrive à gérer, à vivre avec grâce à l’aide d’un psy. Il m’a donné le numéro d’une association qui est à Paris. Cette dernière m’a permis de faire des rencontres, des activités et du sport.

Maintenant je fais de la salsa le vendredi, je fais de la natation, du chant et j’adore ça !

«Maintenant j'arrive à gérer, à vivre avec, grâce à l'aide d'un psy »

Adeline, diagnostiquée en 2015

LA GESTION DE LA MALADIE D'ADELINE

Finalement je n’ai pas eu le temps de me poser de questions. Je me suis rendue à mes examens comme on se rend au baccalauréat. Malgré le diagnostic, j’étais confiante mais je n’ai pas eu le temps de réfléchir. Je ne me suis pas vue mourir, je n’ai pas eu le temps de réfléchir, je me suis dit « tu vas faire ce qu’il faut pour ta puce qui a 3 mois ».

Le combat s’est passé de façon plutôt positive. La première ligne de chimiothérapie a duré 6 mois. Elle a été assez conséquente puisque j’ai souffert d’alopécie, d’aphtes, d’éruptions cutanées, d’eczéma, donc c’était vraiment difficile.

Il y a eu également une opération du foie qui s’appelle la lobectomie. Ils m’ont enlevé le lobe gauche du foie. Et pour terminer, ils m’ont enlevé les deux seins. Je me retrouve avec deux prothèses donc je suis comme Pamela Anderson, je suis siliconée maintenant !

Malgré un pronostic vital engagé, la chimiothérapie, tous les traitements et toutes les opérations ont fait leur effet puisqu’aujourd’hui je suis en rémission.

«Malgré le diagonostic, j'étais confiante mais je n'ai pas eu le temps de réfléchir. »

Stéphanie, diagnostiquée en 2010

LA GESTION DE LA MALADIE  DE STEPHANIE

On a commencé avec les doses les plus fortes l’année dernière. Mon corps ne le supportait pas bien : j’avais des baisses de globules blancs très importantes. J’étais très fatiguée et j’avais beaucoup d’effets secondaires comme des nausées. On a donc décidé de baisser la posologie et depuis je le vis nettement mieux. J’ai un rythme de vie presque normal. Il y a des jours où je suis fatiguée, des moments de grosses fatigues mais j’ai aussi des jours où ça va très très bien. Je vais travailler, j’ai une vie normale et on ne voit pas que je suis sous traitement, que je suis malade.

Il faut accepter d’être fatiguée donc accepter de se reposer, accepter d’avoir des faiblesses.

Ce n’était pas forcément le cas auparavant. J’accepte qu’il y ait des jours sans, des jours où je fais moins ou peu. Mais c’est comme ça et ce n’est pas grave. Ça a changé ma façon de percevoir le présent. Je suis certainement beaucoup plus ancrée dans le présent qu’il y a quelques mois. Je savoure ce que je peux vivre à chaque instant et ça c’est sympa.

«Je suis certainement beaucoup plus ancrée dans le présent qu'il y a quelques mois. Je savoure ce que je peux vivre à chaque instant et ça c'est sympa »