Vie professionnelle & finances

Témoignages de patients

 

Rose, diagnostiquée en 2011

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES DE ROSE

J'ai la chance de travailler avec des personnes humaines. J'ai repris juste après la radiothérapie. Malgré tous les différents protocoles de chimiothérapie que j'ai eue, je travaille.

Les semaines de traitement, je suis arrêtée 2 jours.

Les semaines sans traitement, je travaille tous les jours ! J'écoute mon corps, quand je me sens fatiguée, je m'arrête.

Travailler, pour moi, prouve que je suis en bonne santé. « Mon Aléa » ne prend pas le dessus sur ma vie ! Quand je travaille, je l'oublie !

Côté finance, il y a eu des moments durs avec le chômage de mon mari, la baisse de mes revenus mais on a toujours réussi à gérer.

«Travailler, pour moi, prouve que je suis en bonne santé »

Amélie, diagnostiquée en 2010

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES D'AMELIE

Pour le moment, je n’ai pas pu reprendre de travail. Je suis en invalidité.

J’ai des aides de l’État. J’essaie de m’en sortir avec ça.

«Pour le moment, je n'ai pas pu reprendre de travail »

Adeline, diagnostiquée en 2015

VIE PROFESSIONNELLE ET FINANCES D'ADELINE

Avant d’être malade, j’étais assistante de direction. La maladie m’a justement permise de revoir mes priorités professionnelles et de prévoir un reclassement professionnel. Aujourd’hui j’ai envie de poursuivre l’écriture mais également de m’orienter vers le coaching en psychologie positive parce que l’expérience que j’ai traversée va permettre d’aider d’autres personnes. Et je ne parle pas que des personnes malades. Il n’y a pas que les personnes souffrant d’un cancer du sein qui ont envie de changer d’horizon.

Niveau financier, heureusement qu’il existe des aides et j’avais une super assistante sociale.

Tout a été pris en charge, y compris la reconstruction mammaire.

«Aujourd'hui j'ai envie de poursuivre l'écriture mais également de m'orienter vers le coaching en psychologie positive»

Stéphanie, diagnostiquée en 2010

VIE PROFESSIONNELLE ET FINANCES DE STEPHANIE

Quand on m’a annoncé la récidive, j’ai décidé que ça ne changerait rien à ma vie et à mes projets. J’ai arrêté de travailler pendant les opérations mais entre chaque opération, je me remettais à travailler. J’ai peut-être un rythme moins soutenu aujourd’hui parce que je fatigue plus facilement mais je continue à travailler et à avoir des projets avec mon mari. J’ai du coup moins de rentrées d’argent donc heureusement qu’il m’aide financièrement. Parce qu’on peut très facilement se retrouver dans une grande précarité. Je pense qu’il y a des femmes qui sont malades et seules et pour qui ça ne doit pas être simple.

On a un système de soins en France qui est quand même sacrément bien parce qu’on ne débourse pas les soins qu’on peut recevoir. Après je trouve que l’information de ce à quoi on peut avoir accès n’est pas facilement diffusée. Moi la première, en tant que patiente, je trouve que ce n’est pas facile d’avoir accès à des soins de support.

«Quand on m'a annoncé la récidive, j'ai décidé que ça ne changerait rien à ma vie et à mes projets»